Tactile Planks et hypersensibilité au toucher

5 Vues
 

Pour certains enfants, une hypersensibilité au toucher est une source de stress et peut contribuer à des comportements explosifs.

Quand les vêtements grattent et que les chaussettes irritent une peau sensible, un réveil en douceur peut rapidement basculer dans le chaos pour toute la famille.

Dans mon cabinet, je rencontre beaucoup de familles où les vêtements, les chaussettes en particulier, gênent tellement l’enfant que le début de la journée est très compliqué. Dans les cas extrêmes, ces problèmes de vêtements génèrent des disputes, du stress, et peuvent même aboutir à de l’absentéisme à l’école ou au travail.

Un travail ciblé sur la perception du toucher peut être un moyen de remédier au problème. Dans certains exercices, l’enfant doit avoir conscience du toucher sur sa peau. Dans d’autres, il doit réaliser qu’il est possible de contrôler l’intensité de la sensation liée à un stimulus tactile.

Pour mieux appréhender notre sens du toucher, il est utile de disposer d’objets et de matériaux durs et mous, chauds et froids, rugueux et lisses, secs et mouillés. Il faut travailler de façon ludique pour découvrir tous les types de surface possibles. Qu’est-ce qui est agréable, et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Quelle est la différence, et peut-on apprécier ou ressentir de la gêne au contact des mêmes choses ? Lorsque l’enfant a conscience de ce qu’il perçoit, la stimulation l’aide à augmenter son seuil de tolérance. Cela permet de réduire le stress engendré par une stimulation excessive.

Pour cela, l’enfant peut marcher sur le sable, dans l’herbe, dans des gravillons, ou sur du bois, du métal ou du plastique. On peut également caresser l’enfant avec une brosse, une peluche douce, une main chaude, les ongles ou le dos de la main. La stimulation doit être contrôlée, et l’enfant doit savoir quand et comment la stimulation s’arrête.

Les Planches tactiles Build N’ Balance® de Gonge sont conçues de manière à présenter divers stimuli tactiles sur leur surface. Les différents stimuli sous les pieds font prendre conscience à l’enfant que le type de surface a une influence sur ses capacités motrices. Si la surface est désagréable, il sera plus difficile d’avancer sur la planche. Si, au contraire, la surface est agréable au toucher, l’enfant aura plus de facilité à garder l’équilibre et choisira peut-être de rester sur la planche pour tester ses capacités. Chaque planche et chaque structure sont clairement identifiées par des couleurs différentes. L’enfant peut rapidement faire son expérience et se rappeler des planches qui lui sont agréables, et de celles qui lui posent des difficultés.

GGGonge1.jpg

Étude de cas

Helena a 8 ans. Elle a beaucoup de mal à s’habiller le matin. Ce sont surtout les chaussettes qui grattent, et elle a tendance à les retirer brutalement dès que ses parents les lui ont mises aux pieds. Elle se cache, crie et se met dans tous ses états. La famille quitte souvent la maison en retard, et le trajet jusqu’à l’école est stressant et conflictuel.

En consultation avec moi, Helena est gentille et attentive. Elle fait des efforts, et les jeux de motricité lui permettent de prendre conscience de ses capacités en s’amusant. Après quelques rendez-vous, je gagne sa confiance et nous pouvons commencer à travailler sur la source de son stress : l’habillage et la sensibilité au toucher.

Pour cela, nous mettons au point un protocole pour le matin. Nous décidons que les parents « réveilleront les pieds » en les manipulant en douceur, afin de les préparer à enfiler les chaussettes. Une fois les chaussettes enfilées, on évacue la gêne occasionnée par la stimulation par une petite danse père-fille dans le salon. Après cette danse, Helena ne sent plus spécialement les chaussettes.

Pour augmenter le seuil de tolérance d’Helena aux stimuli tactiles, nous jouons avec les Tactiles Planks Build N’ Balance®. On l’invite à suivre un parcours commençant par la planche la plus agréable, et se terminant par la planche qu’elle aime le moins. Pendant la phase de jeu, on demande à Helena de parcourir les planches de différentes manières, et de décrire comment elle perçoit les différentes surfaces à chaque fois. L’exercice donne à Helena un sentiment de contrôle, ce qui évite la surstimulation.

La thérapie apporte aux parents des idées à appliquer à la maison pour stimuler le toucher de façon ludique et positive.

Cinq rendez-vous suffisent. Jouer avec ses sensations et exercer ses capacités motrices grâce à des activités effectuées pieds nus font désormais partie du programme quotidien avant le repas du soir.

Les matins de la famille sont désormais apaisés, avec un programme régulier. Et comme Helena arrive à l’heure à l’école, il y a encore du temps pour un câlin avant que la cloche sonne.

 
Publié dans: Pratique documentée

Laissez un commentaire

Code de sécurité